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Avoir des facilités : Un cadeau ?

Dernière mise à jour : 4 déc. 2023




Celles et ceux qui ont traversé l’enfance, l’adolescence, les études et un début de vie professionnelle en rencontrant beaucoup de succès sans réellement faire d’efforts ne sont peut-être pas aussi gâtés que l’on ne le croit. En effet, ces succès « faciles » peuvent représenter un danger :


1. Un danger de NE PAS OSER ; quand on a toujours été dans une situation de réussite, oser peut représenter un risque élevé de rencontrer ce qu’on ne connait pas et qui donc nous effraie : "l'échec".. Il faut avoir déjà échoué pour savoir qu’on s’en relève !


2. Un danger aussi de ne pas avoir suffisamment le GOUT DE L’EFFORT. Pourtant, un talent sans travail mène bien souvent moins loin que beaucoup de travail.


3. Un danger également d’avoir une certaine PRESSION DE LA PERFECTION qui peut mener à l’épuisement, l’insatisfaction perpétuelle ou l’inaction. C’est donc un obstacle à la réalisation de ses objectifs personnels.


4. Un danger enfin d’avoir plus de MAL A SE RELEVER DE DIFFICULTES. Plus le premier échec est rencontré tard, plus il est douloureux.


Les parcours de Rafael Nadal et Richard Gasquet illustrent cela. En 1999 à Tarbes, le jeune prodige Richard Gasquet qu’on surnomme « le petit Mozart du tennis français » remporte le tournois des Petits As, le championnat du monde junior. Il a battu en finale le jeune majorquais qui a perdu plusieurs matchs et qui a du mal à maitriser la technique classique du coup droit. Ce sera la dernière victoire de Gasquet contre Nadal.


Sans doute que ce jour-là, Nadal a plus appris que s’il avait gagné. Sans doute aussi que pour Gasquet, qui à neuf ans faisait déjà la une du tennis Magazine qui titrait « Le champion que la France attend », devenir champion du monde si jeune ne l’a pas aidé. Depuis sa plus jeune enfance, il a enchainé les victoires avec une facilité déconcertante. Et s’il n’avait, durant ses précieuses années de formation, pas suffisamment échoué ? Et s’il avait commencé à échouer trop tard ? Et s’il avait manqué l’opportunité d’analyser, de tirer des leçons et d’avoir la « niaque » ?


« Les échecs donnent la force de persévérer dans la même voie ou l’élan pour en changer», comme l’écrit Charles Pépin dans son livre Les vertus de l’échec. Thomas Edison a échoué des milliers de fois avant d’inventer l’ampoule électrique et il disait « Je n’ai pas échoué des milliers de fois, j’ai réussi des milliers de tentatives qui n’ont pas fonctionné ». C’est en se trompant qu’on apprend ! Que serait devenu Serge Gainsbourg s’il n’avait pas échoué dans sa carrière de peintre ? Darwin aurait-il découvert la théorie de l’évolution s’il avait réussi ses études de médecine et de théologie ?


Alors qu’échouer est perçu dans notre culture française comme « être coupable », aux Etats Unis c’est « être audacieux ». D’ailleurs, dès la plus petite enfance cela se reflète dans les parcs où on peut entendre les parents français dire « fais attention tu vas tomber » quand les parents américains ont davantage tendance à dire « tiens toi bien », donc implicitement « tu vas y arriver » !


Le message que je souhaite faire passer à tous ceux qui se retrouvent dans cette situation, est de continuer d’OSER ! Soyez plus empiristes que rationalistes ! C’est par nos expériences de vie que nous pouvons réajuster nos actions et nous rapprocher de nos objectifs. Faites en sorte que vos facilités soient réellement un cadeau et qu’elles vous permettent de TENTER !

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